Entre hausses des carburants, limitation à 80 km/h et fermetures de classes à un rythme qui donne le tournis, point n’est sans doute besoin de convaincre les habitants des zones rurales que le titre peu envié de vache à lait de la Macronie leur est sans conteste et sans doute à jamais décerné.

Le comble de l’indécence semble toutefois avoir été atteint jeudi dernier dans le Grand Est, alors que l’Agence régionale de la santé, placée sous la tutelle directe du Ministre Agnès Buzyn, entérinait un plan de réorganisation des services médicaux. À son terme, les territoires du Val de Lorraine, de Terres de Lorraine et du Lunévillois, déjà frappés par la désertification médicale, s’en trouveraient à partir du 1er janvier 2019, privés de gardes de nuit entre minuit et huit heures du matin .

Les personnes âgées auront sans doute du mal à comprendre où vont leurs impôts fraîchement alourdis quand il leur faudra désormais s’adresser aux urgences pour le moindre ennui de santé. La mère célibataire dont l’enfant est, en pleine nuit, pris de convulsions ou de fièvre, en sera également pour ses frais, sans évoquer le sort tout aussi préoccupant des personnes souffrant de handicap.

Alors qu’il y a à peine quelques mois la sinistre affaire Naomi Musenga défrayait la chronique française et internationale, l’ARS n’a rien trouvé de mieux que de surcharger davantage les services d’urgence, avec sans doute à la clef d’innombrables drames humains.

Par cette décision indécente, le gouvernement Macron illustre une fois de plus sa volonté farouche de brimer les Français les plus vulnérables, franchissant une ultime ligne rouge : celle tenant à la santé et à la qualité de vie la plus élémentaire de nos concitoyens. Gageons que « ceux qui ne sont rien » auront à cœur de se rappeler par les urnes à son bon souvenir.

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