Editorial de Nicolas Bay, co-président du groupe ENL, paru dans « La lettre du Groupe Europe des Nations et des Libertés » du 17 décembre 2018. Pour recevoir les lettres du groupe : cliquez ici

La semaine dernière a été marquée par un nouvel attentat islamiste, commis sur le marché de Noël de Strasbourg en pleine session du Parlement européen. Alors que plusieurs blessés sont encore dans un état grave, on a appris hier le décès d’une cinquième victime.

Hasard du calendrier, il se trouve que c’est le lendemain de l’attentat, mercredi 12 décembre, qu’a été voté en séance plénière le rapport de la commission TERR, commission spéciale créée en juillet 2017 pour faire des propositions en matière de lutte contre le terrorisme. Le travail de notre groupe – députés, assistants et conseillers politiques – a permis d’aboutir à un texte qui tranche avec le blabla gauchisant auquel le Parlement européen nous a habitués.

En effet, malgré le rejet de certains de nos amendements, le texte finalement adopté reconnaît « que les attentats les plus meurtriers ont été perpétrés par des groupes djihadistes », que les terroristes sont pour la plupart « entrés dans l’UE par des flux  » révélant « de grands manquements dans le contrôle des frontières ».

Enfin est reconnu le lien entre immigration et terrorisme que nous dénonçons depuis longtemps, dès les attentats de 1995 commis par Khaled Kelkal.

Mais au-delà du laxisme en matière de politique migratoire, nous dénonçons aussi avec force le laxisme judiciaire : avec 67 « antécédents judiciaires », dont 27 condamnations à seulement 29 ans, le terroriste de Strasbourg, Cherif Chekkat, n’aurait pas dû être en liberté. Bien que fiché S pour « radicalisation » (islamiste) depuis 2016, ce délinquant multirécidiviste a en effet bénéficié de la coupable clémence des magistrats.

Nicolas Bay
Co-Président du groupe Europe des Nations et des Libertés

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