Année européenne du patrimoine culturel 2018

Merci Monsieur le Président,

Avec 453 sites inscrits, l’Europe rassemble environ la moitié du patrimoine mondial de l’Unesco. Et, bien qu’aux termes de l’article 167 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union européenne, la préservation du patrimoine relève de la responsabilité des États, la contribution de programmes comme Europe Créative a été non négligeable. Ceux-ci ne sauraient toutefois occulter les besoins de financements pour la rénovation du bâti ancien, alors que les fonds publics se raréfient.

La situation est notamment critique en France, exacerbée par le désengagement de l’État des finances locales. Ainsi, entre 2003 et 2007, la proportion de monuments dans un état de conservation défectueux est passée de 32 % à 41 %, la crise accentuant cette tendance. Les actions de sensibilisation déployées dans le cadre de l’année du patrimoine ne sauraient donc se suppléer à un effort réel de valorisation, d’autant que l’Eurobaromètre du 7 décembre 2017 démontre que l’importance accordée au patrimoine est majoritairement partagée par les Européens. De même, les actions de bénévolat ne sauraient être assimilées au travail de rénovation, lequel requiert des compétences précises. L’année européenne du patrimoine culturel pourrait être l’occasion de promouvoir ces professions méconnues, malgré leurs perspectives de carrière tangibles.

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