Accords commerciaux sans consultation des parlements nationaux : Bruxelles veut les pleins pouvoirs !

Alors que des accords de libre-échange avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande sont à l’étude et que Jean-Claude Juncker a annoncé mardi dernier vouloir en initier d’autres notamment avec le Mexique, le Parlement européen vient de voter en faveur de la proposition de la Commission européenne qui souhaite avoir une liberté totale dans la conclusion des futures négociations commerciales. Ainsi, la consultation des Parlements nationaux ne sera même plus exigée, et les États-nations seront mis devant le fait accompli.
De plus en plus rejetée par les peuples en raison de son fonctionnement comme de ses orientations politiques, l’Union européenne tente de les contourner et d’obtenir les pleins pouvoirs. Les États se sont laissé dessaisir de leur souveraineté et un nouveau droit sans contrôle démocratique tente de s’imposer. Et on peut légitimement craindre que de nouveaux traités de libre-échange organisent une énième course au démantèlement de nos normes protectrices, comme c’est le cas avec le CETA.

Dans la mesure où il ne peut y avoir d’indépendance nationale sans maîtrise des échanges commerciaux, le gouvernement doit abandonner sa volonté de mettre en œuvre le CETA et affirmer un non définitif à tous les projets de traités commerciaux de l’Union européenne qui mettent notre économie – et parfois notre santé – en péril.

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