À trois jours de l’ouverture du salon de l’agriculture à Paris, les agriculteurs se mobilisent partout en France pour protester contre l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur. Accord qui prévoit notamment de faire entrer sans droit de douane 90 000 tonnes de viande bovine chaque année en Europe.

Alors que leurs contraintes environnementales ne cessent de s’alourdir, nos éleveurs vont subir des importations massives de viande dont les conditions d’élevage sont interdites en France ! Aucune traçabilité, contrôles défaillants, hormones de croissance, alimentation des bovins aux OGM, recours systématique aux antibiotiques : par cet accord, l’Union européenne, avec la complaisance d’Emmanuel Macron, renforce les distorsions de concurrence dont sont victimes agriculteurs et éleveurs. Mais surtout, en balayant d’un revers de main le principe de précaution pour satisfaire la cupidité des multinationales de l’agroalimentaire, l’Union européenne fait courir aux consommateurs de graves risques sanitaires.

Face à ces multiples inquiétudes, qu’a fait le gouvernement français ? A-t-il exigé de la Commission européenne l’arrêt immédiat des négociations avec le Mercosur ? A-t-il conçu un mécanisme de stabilité des prix des matières premières ? Rien de tout cela ! Il se prépare à reverser quelques miettes aux agriculteurs en modifiant la carte des zones agricoles défavorisées qui bénéficient d’une indemnité compensatoire. Autant dire des mesurettes qui n’apportent aucune solution à leurs problèmes du quotidien !

Le Front National rappelle sa ferme opposition à l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur qui signera l’arrêt de mort de notre modèle agricole. Associée à la baisse des cours des matières premières et à l’embargo russe, la multiplication des concessions tarifaires menace gravement la viabilité des exploitations agricoles. Par conséquent, le Front National demande au Président de la République d’exiger de Bruxelles l’arrêt immédiat des négociations avec le Mercosur. En aucun cas, l’agriculture française ne doit servir de variable d’ajustement à un accord de libre-échange au seul motif qu’il relancerait nos exportations dans un autre secteur d’activité. Il en va de notre autosuffisance alimentaire !

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