Union européenne et syndicats : le cocufiage continue

Union européenne et syndicats : le cocufiage continue

Les syndicats, unis derrière Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle il y a 10 mois, manifestent aujourd’hui contre la mise en concurrence des concessions hydrauliques devant le Parlement européen à Strasbourg.

S’ils dénoncent la mise en demeure de la France par les technocrates non-élus de la Commission européenne, ces syndicats ne remettent jamais en cause les traités européens et la mondialisation-destruction. Ces syndicats se font complices, par leur silence, de la disparition de nos services publics et de la perte de l’autonomie de notre nation en matière énergétique.

La privatisation des barrages hydroélectriques dépouillerait la France d’une ressource d’énergie, régulatrice de l’écosystème, décarbonnée et rentable.

En Commission ITRE, Industrie – Recherche – Énergie, je m’oppose à toutes les évolutions du marché unique de l’électricité européen. Ces révisions, toujours plus fédéralistes, se font au détriment des secteurs énergétiques stratégiques français qui assurent à la Nation son autonomie et aux Français, l’accès à une électricité à bas-couts.

En finir avec le dogme du tout-éolien dans nos campagnes !

En finir avec le dogme du tout-éolien dans nos campagnes !

La commune manchoise de Ger se voit imposer trois éoliennes de 165 mètres de hauteur, tandis qu’un autre projet en prévoit deux supplémentaires dans la même commune ainsi que quatre autres sur le territoire de Saint Georges-de-Rouelley.

Sous prétexte de protéger l’environnement, les intégristes décroissants nous imposent ces infrastructures d’une taille supérieure à la flèche de la plus haute cathédrale de France (Rouen, 151 mètres), pour un rendement très contestable. La question de leur démantèlement va également poser de grands soucis environnementaux et financiers à l’avenir. Qui en parle ?

Le tout-éolien est devenu un dogme alors que d’autres sources d’énergies renouvelables, comme le photovoltaïque et l’hydroélectrique, offrent des solutions alternatives bien plus intéressantes, tant sur le plan économique que d’un point de vue esthétique.

En commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie au Parlement européen, je ne cesse d’insister sur le fait qu’il n’y ait pas de fatalité à ce que nos campagnes françaises deviennent des champs d’éoliennes comme on peut le voir dans certains territoires en Allemagne.

Une vraie politique d’écologie doit se faire de manière cohérente. Dans le but de réduire les émissions de CO2, il faudrait aussi se retirer des accords de libre-échange, tel que le CETA, et promouvoir les circuits courts, notamment dans le cadre de la commande publique.

De plus, les énergies renouvelables ne doivent être utilisées que si elles font preuve d’efficacité et ne constituent pas une pollution visuelle susceptible de provoquer une contestation des citoyens sur le long terme. Dans l’attente d’autres alternatives, le nucléaire reste la meilleure solution : bas-carbone, rentable et assurant notre indépendance énergétique.