Macron, l’utopiste européen nie les réalités

Macron, l’utopiste européen nie les réalités

« À Bruxelles, M. Macron veut tempérer les velléités libre-échangistes », nous indique Le Figaro du 19 octobre. « Le président français Emmanuel Macron plaidera auprès de ses homologues de l’UE en faveur d’une politique commerciale européenne plus cohérente et protectrice » Le Président n’a pas compris que la Commission était libre-échangiste.

Son livre s’appelait Révolution. Pour attraper les gogos. En fait, M. Macron sait qu’il ne peut rien faire. Hilaire de Crémiers, dans son éditorial d’octobre : « L’homme qui est à la tête de la France n’aime pas son pays. Pour lui, la France est une notion dépassée. L’Europe seule compte dans son esprit Pour lui, l’échelle nationale est devenue obsolète et inefficace. » Ce Président méprise son peuple quand il parle « des gens de rien ».

Dans son discours à la Sorbonne : « Je suis venu vous parler d’Europe. “Encore”, diront certains. Ils devront s’habituer parce que je continuerai. Et parce que notre combat est bien là, c’est notre histoire, notre identité, notre horizon, ce qui nous protège et ce qui nous donne un avenir. » En réalité, Macron est le « prophète de l’Europe », comme l’annonce Politique Magazine.

Les chiffres annoncent que la situation s’améliore. Les citoyens savent que ce n’est pas vrai : dettes toujours plus énormes, impôts toujours plus grands, éducation en chute libre, insécurité en hausse, attentats terroristes islamistes…

Écoutons notre Président s’emporter : « L’Europe aussi est une idée. Une idée portée depuis des siècles par des pionniers, des optimistes, des visionnaires, et que sans cesse il nous appartient de nous réapproprier. À nous de la vivifier, de la rendre toujours plus belle et plus forte. » Après les deux guerres mondiales : « L’idée a triomphé des ruines. Le désir de fraternité a été plus fort que la vengeance et la haine. »

Comment ce discours a-t-il été reçu en Allemagne et en Europe ? Merkel n’a pas réagi. « Chez les conservateurs (CDU-CSU) et les libéraux (FDP), en revanche, les réactions ont été nettement moins enthousiastes. Et, sans surprise, ce sont les idées du Président français sur l’avenir de la zone euro qui les ont refroidis. “Les projets de M. Macron conduisent à faire de la zone euro une union de transferts illimitée et à dissoudre le pacte de stabilité. Or, ce sont là les mauvaises leçons de la crise de l’euro”, a estimé le conservateur Hans Michelbach (CSU) », écrit Le Monde. Libération nous annonce que ce discours n’a pas été apprécié des partis de droite.

L’idée de Macron n’est pas partagée en Europe. Rien de pire qu’un Président ne vivant pas dans la réalité.

Beurre : les transformateurs premiers responsables !

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Pénurie de beurre : il n’y a pas un manque de matière première mais un manque de volonté politique ! Le président de la République montre une nouvelle fois son mépris de l’agriculture française et ne tient pas ses promesses énoncées à Rungis suite aux Assises de l’alimentation. Le gouvernement sacrifie les producteurs locaux au profit des transformateurs qui font des marges colossales. En fait, les négociations commerciales se font entre les industriels laitiers et les distributeurs sur le dos des producteurs de lait pour des marges très importantes ! Spéculation contre production, voilà le dilemme. Une fois de plus, ce sont nos agriculteurs qui ne vont pas bénéficier de la hausse du prix du beurre.

Accords commerciaux sans consultation des parlements nationaux : Bruxelles veut les pleins pouvoirs !

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Alors que des accords de libre-échange avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande sont à l’étude et que Jean-Claude Juncker a annoncé mardi dernier vouloir en initier d’autres notamment avec le Mexique, le Parlement européen vient de voter en faveur de la proposition de la Commission européenne qui souhaite avoir une liberté totale dans la conclusion des futures négociations commerciales. Ainsi, la consultation des Parlements nationaux ne sera même plus exigée, et les États-nations seront mis devant le fait accompli.
De plus en plus rejetée par les peuples en raison de son fonctionnement comme de ses orientations politiques, l’Union européenne tente de les contourner et d’obtenir les pleins pouvoirs. Les États se sont laissé dessaisir de leur souveraineté et un nouveau droit sans contrôle démocratique tente de s’imposer. Et on peut légitimement craindre que de nouveaux traités de libre-échange organisent une énième course au démantèlement de nos normes protectrices, comme c’est le cas avec le CETA.

Dans la mesure où il ne peut y avoir d’indépendance nationale sans maîtrise des échanges commerciaux, le gouvernement doit abandonner sa volonté de mettre en œuvre le CETA et affirmer un non définitif à tous les projets de traités commerciaux de l’Union européenne qui mettent notre économie – et parfois notre santé – en péril.