Editorial de Nicolas Bay, co-président du groupe ENL, paru dans « La lettre du Groupe Europe des Nations et des Libertés » du 18 septembre 2018. Pour recevoir les lettres du groupe : cliquez ici

Mercredi 12 septembre a été adopté un rapport qui préconise l’activation de l’article 7 du Traité sur l’Union européenne contre la Hongrie, afin de priver cet État membre de son droit de vote au Conseil. En fait, il est reproché aux Hongrois de ne pas se soumettre au diktat de la Commission européenne en matière de politique migratoire.

La veille, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán s’est invité au Parlement européen pour répondre aux attaques incessantes dont son gouvernement fait l’objet depuis 2015, année marquée par un afflux inédit d’immigrés clandestins.

Viktor Orbán a défendu cette « Hongrie qui fait partie depuis 1000 ans de la famille des peuples chrétiens d’Europe », et qui veut aujourd’hui protéger son identité menacée par l’immigration.

Pour passer, le rapport anti-hongrois nécessitait d’être approuvé par une majorité des deux tiers du Parlement et une règle exceptionnelle permettait aux abstentionnistes de faire baisser ce seuil. Ce texte a donc été adopté grâce aux nombreux élus du PPE – dont les LR font partie – qui ont trahi leurs « alliés » hongrois.

Ce vote aura donc permis de montrer clairement que LR choisit le camp de Juncker, Merkel et Macron contre l’Europe des nations et des protections.

Le 12 septembre était déjà une date anniversaire importante dans l’histoire de l’Europe, celle, en 1683, de la victoire décisive contre les Ottomans à Vienne… qui allait justement permettre aux Hongrois de partir à la reconquête de leur territoire.

Nicolas Bay
Co-Président du groupe Europe des Nations et des Libertés

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